J’allaite ou non ?

 

 

 

 

Bien que l’allaitement soit un geste ancestral, il est presque devenu aujourd’hui un sujet qui fâche. Une sorte de guerre des clans entre celles qui allaitent et celles qui biberonnent !

Logiquement, avec un blog comme le mien vous pouvez d’ores et déjà anticiper ma réponse ; -) Cependant, sachez qu’il vaut mieux donner le biberon plutôt que d’allaiter à contrecœur…  Tout passe dans le lait, même le stress !

 

Pour commencer, déculpabilisez !

 

Le choix d’allaiter ou non, vous appartient. De toute façon, quelle que soit votre décision, vous aurez toujours droit à des commentaires douteux du genre :

 

(Si j’allaite) : Tu vas te retrouver avec les seins sur le nombril ! / Le sein est une zone érogène, ça doit rester sexuel !!! / ça va être dur de couper le cordon plus tard… / Normal s’il ne fait pas ses nuits et qu’il a des coliques (aarrgghh) / Quand on allaite, on aime plus son bébé et il nous aime plus en retour (Heu…) / Tu n’as aucune pensée sexuelle quand ton bébé tète ? (Oui, il y en a qui osent poser la question) / Comment tu feras quand il aura des dents ?

 

(Si je n’allaite pas) : L’allaitement c’est mieux, ça finit les neurones / Le lait de vache c’est pour les veaux / Tu vivais où pendant le buzz Lactalis ? dans une grotte ? / Tu n’as donc pas de principes ? / Le lait de vache c’est gras et inflammatoire, ton bébé, il va être tout gros et tout malade (!!!) / Donc tu n’as pas l’instinct maternel…

 

D’un côté comme de l’autre, des raisonnements typiquement occidentaux en fait…

Enfin, rassurez-vous, avec le temps, vous apprendrez à gérer ce genre de remarques, tout comme les fameux :

 

(Si c’est une fille) : C’est un garçon ? ➣ Oui, c’est d’ailleurs pour ça que je me suis amusée à lui mettre une robe à fleurs… juste pour que vous me posiez la question.

 

(Si elle n’a pas de cheveux) : Mais elle est chauuuuve !!! ➣ Oui, c’est un bébé. A cheval entre Bruce Willis et Cauet. Toutes les petites filles ne naissent pas avec les cheveux de Raiponce.

 

Tout ça pour dire qu’il ne faut pas se laisser impressionner par ce que pensent ou disent les autres. Gardez votre sens de l’humour (ou allez en acheter un). Sein ou biberon, ce qui est sûr, c’est qu’on les nourrit nos bébés et c’est le plus important.

 

Vous êtes donc le seul maître à bord, à vous de choisir (pas votre camp, ce n’est pas une bataille) à vous de choisir tout court. Sans juger. Sans culpabiliser.

 

 

C’est décidé, j’allaite !

 

 

 

 

 

Si vous poursuivez la lecture, c’est que la balance a favorablement penché vers l’allaitement. Tant mieux parce qu’après 3 enfants au sein (pas en même temps ; -) j’ai plein d’astuces à partager… et si vous n’allaitez pas, welcome, vous pouvez rester !

 

Pour commencer, sachez que l’OMS recommande d’allaiter exclusivement son enfant jusqu’à l’âge de 6 mois au moins. Puis, de poursuivre l’allaitement en association avec des aliments solides (fruits et légumes en purée) lors de la diversification alimentaire et ce, jusqu’à l’âge de 2 ans. C’est d’ailleurs pour cela que les publicités pour laits infantiles 1er âge (0-6 mois) sont interdites.

 

 

Organisation :

 

 

 

Je ne vous cache pas qu’écrire cet article m’a pris un peu plus de temps que prévu ; -)

 

L’OMS « recommande »… On fait ce qu’on peut hein ?! Ne vous mettez pas la pression. Encore faut-il réussir à concilier travail & allaitement…

 

Et justement ! Même si plusieurs textes de lois existent en faveur de l’allaitement maternel au travail (renseignez-vous auprès de votre employeur) il n’y a pas encore de congé d’allaitement en France ! Alors ce que dit l’OMS c’est bien beau mais ce n’est pas facile à mettre en place pour tout le monde… comble du paradoxe quoi.

 

Allez courage, quand on veut, on peut. Je me suis moi-même retrouvée à tirer mon lait à l’arrière de ma voiture (heureusement les vitres étaient teintées ; -)

 

 

Les bienfaits du lait maternel sur l’enfant :

 

 

 

 

 

Ils sont nombreux…

 

✿ A commencer par vos anticorps qui, en passant via le colostrum d’abord et par le lait ensuite, renforcent les défenses immunitaires de votre enfant. Un sacré bon bouclier.

 

La taurine (indispensable au bon développement du cerveau) est 40 fois plus présente que dans le lait infantile.

 

✿ Votre lait contient également 3 fois moins de protéines que le lait de vache (entre 0,8 et 1g / 100 ml) une parfaite adéquation avec le profil du nourrisson.

 

L’immunoglobine A, une protéine qui protège votre bébé contre de nombreuses maladies infectieuses, est absente dans le lait infantile.

 

✿ Le lait maternel apporte de bonnes bactéries (lactobacilles et bifidobactéries) qui renforcent sa flore intestinale.

 

✿ Concernant sa teneur en lipides, le lait maternel est très proche du lait de vache, il est en revanche plus digeste. Il est aussi plus riche en acides gras essentiels (déterminants pour la croissance et le développement cérébral).

 

✿ Le lait que vous produisez est idéalement adapté aux besoins en sels minéraux et oligo-éléments de l’enfant (fer, zinc, magnésium, iode…)

 

✿ Il contient plus de 50 sucres différents dont les gynolactoses qui participent à la construction du cerveau et neutralisent les mauvaises bactéries dans l’intestin. Le lait de vache lui, n’en contient qu’un, le lactose ;- (

 

Bref, le lait maternel n’est pas qu’un véhicule de nutriments, il a de nombreuses propriétés biologiques, sa composition reste complexe et idéalement adapté aux besoins de votre enfant.

 

 

Les bienfaits de l’allaitement pour la mère :

 

 

 

 

 

✿ Outre le fait que les suites de couches soient facilitées par l’allaitement grâce aux fameuses tranchées (qui font mal oui mais qui permettent à l’utérus de reprendre plus rapidement sa taille et sa tonicité) il est aujourd’hui prouvé qu’allaiter à long terme (au moins 6 mois) diminue les risques de cancers du sein, du col de l’utérus et des ovaires.

 

✿ Autre avantage, allaiter diminue les risques d’ostéoporose, maladie des os qui touche une femme sur trois au moment de la ménopause.

 

✿ Enfin, l’allaitement permet une perte de poids plus rapide. Certaines sont parfois même plus minces après l’accouchement qu’avant la grossesse ! En effet, donner le sein augmente les dépenses énergétiques pour fabriquer du lait et puise dans les réserves accumulées durant 9 mois. Encore faut-il avoir une alimentation équilibrée… car il arrive aussi de grossir durant cette période surtout si l’on a très faim et que l’on ne fait pas un peu gaffe ; -)

 

 

Alimentation :

 

 

 

 

L’alimentation, justement parlons-en… Comme vous le savez peut-être, l’hygiène alimentaire est capitale en Naturopathie. Certes, ce n’est pas le moment de se mettre au régime mais attention tout de même à ne pas vous jeter sur la pizza et le nutella (pas franchement vital pour votre enfant ; -)

L’impact dévastateur sur la santé de nos choix alimentaires (souvent trop gras, trop sucrés et trop salés) inciterait presque à passer au lait infantile !!!

Si le lait maternel est le lait de référence du nourrisson, sa composition est variable et dépend évidemment de ce que vous mangez. Une alimentation saine, équilibrée, vivante et naturelle vous permettra d’avoir un lait riche et digeste. Plus l’alimentation sera bonne et plus l’allaitement se passera bien, ça coule de source.

Voici donc quelques conseils utiles pour optimiser votre alimentation durant cette période d’allaitement :

 

✿ Evitez tout ce qui est trop gras et trop sucré, industriel et trop cuit.

 

✿ Consommez des fruits et des légumes frais de bonne qualité.

 

 

 

 

✿ Evitez les graisses saturées pour limiter le risque d’engorgement, ou de canal lactifère bouché !

 

✿ Mangez (comme pendant votre grossesse) deux fois mieux, pas deux fois plus !

 

✿ Si vous êtes affamée (l’allaitement demande de l’énergie et le corps doit faire des réserves s’il n’en a pas fait suffisamment durant les 9 derniers mois) écoutez-vous, augmentez un peu vos rations mais veillez à garder une alimentation saine et équilibrée.

 

✿ Mangez des crudités en début de repas pour vous revitaliser.

 

✿ Testez (en petite quantité) les jus de légumes crus, de temps à autre et voyez comment se comporte votre enfant. Observez-le et ajustez. Profitez des bienfaits des jus, oui mais il ne s’agit pas non plus de détraquer ses intestins !

 

✿ Consommez des Oméga 3 pour le cerveau et la bonne humeur (sardines, maquereaux, pourpier, mâche, épinards, noix, germe de blé, graines de chia, huiles végétales de lin, colza, chanvre…).

Pratique, il existe aussi en magasin bio, des huiles d’assaisonnement spécialement conçues pour les femmes enceintes et allaitantes… Elles sont riches en DHA (l’un des trois oméga 3 nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme). Retenez enfin que l’huile de lin est la plus riche en oméga 3.

 

✿ Mangez des graines de courges riches en magnésium (pour la fatigue et la santé du cœur), en zinc (pour stimuler l’immunité) et en oméga 3. A ajouter dans vos mueslis maison ou dans vos salades par exemple.

 

✿ Pensez, si besoin, aux plantes et céréales galactogènes afin de stimuler la lactation (fenouil, carottes, lentilles, cumin, carvi, amandes, dattes, levure, malt en poudre, salade verte, cresson, millet, quinoa…)

 

✿Il se peut que vous soyez toujours assoiffée, buvez suffisamment, surtout entre les repas. Eau de source, infusions, eaux aromatisées…

 

✿ Buvez des tisanes au fenouil pour augmenter la lactation et/ou aux feuilles de framboisiequi aident aussi à recouvrer tonicité du périnée tout en réduisant les saignements post-partum (moins connue, vous la trouverez tout de même dans plusieurs marques en pharmacie ou magasin bio).

 

✿ Oubliez les boissons énergisantes, thé et café (éventuellement en allégeant celui du matin si vous ne pouvez pas vous en passer) à remplacer par du rooïbos (sans théine) ou par un verre d’eau tiède mélangé à un jus de citron et une cuillère à café de graines de chia par exemple (vitamines C + oméga 3 dès le p’tit dèj) !

 

✿ Idem pour l’alcool, ça va de soi. Et ce, même si on vous dit « Tu n’as qu’à tirer ton lait et après, tu le jettes (!) Mouais… Difficile de dire au bout de combien de temps la totalité de l’alcool consommé passe dans le lait ni quelle quantité il faut tirer pour l’éliminer complètement avant la prochaine tétée. Sans compter que si, entre temps, votre enfant a faim… Il n’aura plus qu’à aller s’acheter un sandwich.

Bon sinon, il vous reste la bière sans alcool (plutôt efficace mais n’en abusez pas elle contient du sucre ; -)

 

✿ Faites une cure de sérum de Quinton pour vous reminéraliser.

 

✿ Prendre un complément alimentaire pour femme enceinte et/ou des oméga 3 pour un lait de bonne qualité et un bon moral.

 

 

 

 

Coliques du nourrisson :

 

 

A sa naissance, l’appareil digestif de l’enfant est stérile. S’il est nourri au sein, son Ph intestinal sera plus acide qu’avec un lait infantile diminuant ainsi la prolifération des mauvaises bactéries dans les intestins, ce qui est un bon point. La digestion sera donc plus facile et fatiguera moins le foie et les reins du nouveau-né.

 

Néanmoins, l’immaturité de son système digestif et le déséquilibre de son microbiote (flore intestinale) encore fragile, peut favoriser l’inflammation du tube digestif et que ce soit au sein ou au biberon, certains enfants seront plus sujets aux coliques que d’autres sans que cela ne s’explique vraiment.

 

On parle aussi de coliques de tension, fréquentes en soirée, généralement entre 18 et 23h. Un phénomène normal, le nourrisson décharge les émotions de la journée et là encore, on peut se sentir impuissant. Aidez-le à décharger son système nerveux encore immature en évitant de trop le stimuler en soirée, rassurez-le et surtout, restez calme et détendu (ou bien passez le relais) ça facilitera les choses.

 

Soyons honnêtes, il n’y a pas de remède miracle contre les coliques du nourrisson mais, la bonne nouvelle, c’est qu’il est possible d’atténuer le problème. Si ; -) Voici quelques astuces qui pourront soulager votre enfant :

 

Surveillez votre alimentation. Si votre alimentation est saine et équilibrée, vous faciliterez aussi le transit de votre enfant. On a tout à y gagner. L’équilibre alimentaire du nourrisson est important lui aussi : tentez de respecter au moins 2h entre chaque tétée (et oui, on lui apprend déjà à éviter de grignoter entre les repas ; -)

 

✿ Attention à votre consommation de laitages. Si les coliques sont trop importantes, arrêtez ou diminuez le lait de vache durant quelques jours, pour voir. Il se peut qu’il ait du mal à le digérer. Optez plutôt pour des yaourts ou fromages au lait de brebis ou de chèvre. Complétez avec des laits végétaux (mais enrichis en calcium), des amandes, des légumes verts, des fruits frais et des épices (thym, cumin, cannelle…)

 

✿ Consommez avec modération œufs, légumineuses, choux, blé et chocolat. Mais ne faites pas de fixette pour autant. Il ne s’agit pas de tout supprimer !

 

✿ Par contre vous pouvez y aller gaiement sur le fenouil qui, en plus d’augmenter la lactation, possède des vertus digestives incomparables ! Troquer du chocolat pour du fenouil…ça vous fait plaisir hein ; -)

En légume frais, cuit, en tisane, en graines ou en huile essentielle (cf. plus bas) Il va falloir penser et vivre « fenouil » par contre si vous rêvez que votre bébé a une tête de fenouil et que vous vous auto-tétez, faites une pause. Vous êtes à bout ; -)

 

 

 

 

✿ Encore une fois, buvez des tisanesau fenouil et/ou aux feuilles de framboisier. Cette dernière, grâce au tanin, est un très bon anti inflammatoire pour traiter les problèmes liés à la digestion mais n’en abusez pas si vous produisez beaucoup de lait car elle favorise, elle aussi, la lactation durant la période d’allaitement. Si vous n’allaitez pas, il existe des tisanes à base de fenouil et de camomille, spécialement conçues pour les bébés (à mélanger au biberon).

 

 

 

 

✿ Pensez aux probiotiques. Des recherches cliniques ont montré l’effet bénéfique de certaines souches bactériennes dans les coliques du nourrisson (Lactobacillus Reuteri et Bifidobacterium Breve). Il existe plusieurs marques en pharmacie, toutes utilisent ces 2 souches, sous forme de gouttes.

 

✿ Essayez l’homéopathie. A raison de 5 granules à laisser fondre dans de l’eau pure, eau de chaux ou lait de chaux :

 

Colocynthis 9 CH

Cuprum metallicum 9 CH (en cas de hoquet fréquent après le repas)

Lycopodium clavatum 5 CH (si gaz intestinaux importants)

Nux Vomica 9 CH (si constipation et pleurs)

 

Eau de chaux / lait de chaux / fleur d’oranger et Julep Gommeux… A se procurer en pharmacie et à utiliser purs ou mélangés aux granules homéopathiques. Plusieurs préparations sont possibles, demandez conseil à votre pharmacien (préférez le lait à l’eau de chaux, moins amer ; -)

 

Ostéopathie : Il est fortement conseillé de consulter dès la naissance afin de délier d’éventuels points de tension chez le nourrisson. Les praticiens soutiennent que les coliques peuvent-être en partie, dues à un désalignement vertébral. La séance peut aussi être bénéfique pour que votre bébé dorme et tète mieux. Une à deux séances suffisent et les soins prodigués sont sans douleurs et parfaitement adaptés aux nouveaux nés.

 

Bruits blancs lancinants et réguliers comme le ventilateur ou l’aspirateur (au loin, pas sous le nez ; -) peuvent aussi être efficaces pour calmer votre enfant. Il existe aussi des applications smartphone afin d’endormir tranquillement les bébés…

Précisons aussi que si les fréquences sonores affectent le corps humain, alors il ne faut pas hésiter à se régler sur du 432 hertz pour soulager le stress, apaiser les tensions et résonner en parfaite harmonie avec la nature. Une fréquence de guérison d’après la science ! Vous trouverez de nombreuses musiques de méditation sur le net.

 

… Enfin, n’oubliez pas les massages, la chaleur, la position à plat ventre sur votre avant-bras (entraînez-vous sur le chat d’abord ; -)

 

 

 

Le portage lui aussi est idéal en période de coliques du nourrisson. La position verticale, vos mouvements et votre odeur le rassureront.

 

 

Inconfort lié à l’allaitement :

 

Ne vous découragez pas dès les premières tétées. Nous ne sommes pas toujours bien conseillées en matière d’allaitement. Il y a plusieurs écoles suivant les maternités. Certaines sages-femmes vous soutiennent dans votre projet d’allaiter et d’autres un peu plus détachées, n’encouragent pas à continuer. Ce n’est évidemment pas de la malveillance, malheureusement, des phrases parfois aussi simples que « Vous n’avez pas assez de lait, on va lui donner un biberon » ou « Vous êtes courageuse, les miens je les ai élevés au biberon et ils sont en parfaite santé » peuvent parfois suffire à abandonner. Sans parler de la consommation « forcée » via les échantillons de laits maternisés offerts en maternité.

 

L’allaitement ne doit donc pas être douloureux, ni psychologiquement, ni physiquement. Seuls les débuts peuvent parfois être un peu compliqués et quand je dis « les débuts », je parle des premières tétées. Passé le cap de la maternité, l’inconfort (s’il a lieu) s’estompe et tout rentre rapidement dans l’ordre. Ça vaut le coup d’insister.

 

Gerçures ou crevasses

 

On commence fort ; -) Mais non, restez !!!

 

Elles surviennent généralement au début de l’allaitement et sont dues à la mauvaise position du bébé au sein. Laissez tomber les crèmes (même celles sans rinçage) optez pour le miel ! C’est un super antimicrobien. Choisissez-le brut, homogène et artisanal (en magasin bio). Naturel, apaisant et cicatrisant, il fera des miracles en quelques jours. Rincez éventuellement avant la tétée suivante, histoire de ne pas habituer votre enfant au goût du sucre.

 

Sachez également que vos seins sont « autonettoyants » (vous avez le droit de rire) ! Situées sur le mamelon et l’aréole, les tubercules de Montgomery sécrètent naturellement une substance antiseptique et lubrifiante.

 

Quelques gouttes de votre lait peuvent aussi soulager.

 

Position

 

Assise, allongée, il y en a plusieurs, à vous de trouver la vôtre. Sachez juste qu’il n’est pas essentiel d’adopter la position de la louve à quatre pattes, le sein au-dessus de la bouche du bébé !!! Ce n’est pas parce qu’on allaite et qu’on aime ce qui est naturel qu’il faut pour autant se mettre à feuler et à faire des câlins aux arbres ; -) Après, c’est vous qui voyez…

 

Munissez-vous plutôt d’un bon coussin d’allaitement pour commencer et évitez de vous pencher ou de vous courber, c’est toujours votre enfant qui vient à vous et non l’inverse (pour une fois) ! Votre dos vous dira merci.

 

Concernant la mise en bouche (et elle est de choix ; -) elle doit recouvrir au maximum le mamelon et l’aréole.

 

Plus de détails https://www.lllfrance.org/988-feuillet-effectuer-mise-au-sein

 

Engorgement (Accumulation de lait dans la glande mammaire) :

 

On continue dans le glamour…

 

Il peut survenir tout au long de la période d’allaitement et s’il n’est pas traité rapidement, il peut entraîner une baisse de la production de lait voire une mastite (inflammation du sein accompagnée de fièvre).

 

Le meilleur des remèdes est de mettre l’enfant au sein le plus souvent possible et/ou d’utiliser un tire-lait. Une source de chaleur (douche, bouillote) avant la tétée permet d’accélérer la circulation sanguine et de désengorger le sein. Le froid diminuera le gonflement de l’œdème entre les tétées et soulagera la douleur.

 

Quant au chou dans le soutien-gorge, je ne sais pas… Je n’ai jamais testé ; -)

 

Pour ralentir la lactation

 

Déjà, il est préférable d’avoir trop de lait que pas assez ;- ) Mais, lorsque ce dernier est trop abondant, cela peut gêner votre enfant lors des tétées : toux, régurgitations, voire refus de l’enfant de se nourrir au sein.

Dans ce cas-là, tirer votre lait avant d’allaiter mais pas 50 fois/jour (plus vous stimulez et plus vous produisez) !

 

Les huiles essentielles peuvent également vous aider (reportez-vous plus bas).

 

Enfin, n’oubliez pas le don de lait à un lactarium, un geste de solidarité au service de très jeunes patients en néonatalogie ; -)

 

Plus de détail https://association-des-lactariums-de-france.fr

 

Pour stimuler la lactation

 

Après la naissance, la montée de lait survient dans les 48 à 72h après l’accouchement. Soyez patiente.

 

Vous remarquerez que beaucoup vous diront « j’ai arrêté car je n’avais pas assez de lait » (entre nous, cela peut arriver mais c’est un phénomène plutôt rare) ! Comment font les femmes dans le reste du monde ? Il est vrai que certaines produisent moins de lait que d’autres, j’en suis d’ailleurs le parfait exemple mais il y a des solutions.

 

De même, si vous reprenez la pilule ou que l’on vous pose un stérilet aux hormones, ne soyez pas surprise, cela ralentit la lactation.

 

Stimulez avec une tisane de fenouil ou de feuilles de framboisier par-ci, une bière sans alcool par-là, tirez votre lait, boire beaucoup d’eau, mangez équilibré et en quantité suffisante, évitez les tétées trop courtes ou trop espacées, sans parler de l’homéopathie et des huiles essentielles… Tout cela fonctionne !

 

Reportez-vous aux astuces suivantes.

 

 

Huiles essentielles :

 

 

 

 

Attention, comme pendant la grossesse, l’utilisation des Huiles Essentielles est à limiter au cours de l’allaitement. Certaines HE comme la menthe poivrée notamment, sont formellement interdites.

Respectez toujours la posologie et évitez les prises par voie orale. N’utilisez que des HE de qualité et sur de courtes périodes. Renseignez-vous toujours avant d’en faire l’usage.

 

Certaines d’entre elles peuvent néanmoins être d’un grand secours pour soulager (sans risque pour l’enfant et pour vous) les petits soucis suivants :

 

✿ Traitement des crevasses

 

Appliquer 1 goutte de lavande vraie sur chaque mamelon après les tétées pendant 3 jours ou pour une formule plus complète, mélangez dans un flacon et à l’aide d’une pipette, 1 ml d’HE de lavande vraie + 30 ml d’huile végétale de rose musquée ou d’huile de germe de blé. Appliquer comme précédemment. Même si ces HE sont sans risques pour le bébé, nettoyer avant la tétée suivante.

 

Pour ralentir la lactation

 

HE inule + HE Lentisque pistachier + Huile végétale de Millepertuis. Mélangez 3 gouttes de chaque puis appliquez sur chaque sein, 3 fois/jour en évitant le mamelon.

 

Pour stopper la lactation 

 

Attention ! Uniquement si vous souhaitez arrêter l’allaitement (et non de manière progressive) ! Retenez bien que si vous utilisez la menthe poivrée, vous devrez cesser totalement d’allaiter !!!

 

2 gouttes d’HE de menthe poivrée sur 1/4 de sucre de canne directement sous la langue. A renouveler 3 ou 4 fois/jour.

 

Sachez également que le persil ralentit la production de lait !

 

Pour stimuler la lactation

 

L’huile essentielle de fenouil augmente la production de lait maternel et diminue les coliques du nourrisson. Attention, ne pas utiliser en cas d’hypothyroïdie.

 

HE fenouil doux1 ml + HE Basilic1 ml + Huile végétale de Colza 8 ml. Appliquez sur chaque sein, 2 fois/jour en évitant le mamelon.

 

Enfin, la composition suivante 100 % bio, est une bonne alternative si l’on a peur de faire n’importe quoi ; -)

 

Vous pouvez l’utiliser sans danger, par voie orale et pendant toute la durée de l’allaitement.

 

 

 

 

Homéopathie :

 

 

 

 

Attention, n’utilisez pas simultanément Homéopathie et huiles essentielles. Ces dernières annuleraient l’efficacité des granules. L’homéopathie s’utilise 1/2h avant les repas ou 2h après.

 

Crevasses

 

Nitricum acidum15 CH (si saignements) / Graphites15 CH (si sérosités jaunâtres) 5 granules matin et soir, pendant 15 jours.

 

Engorgement

 

Belladonna 9 CH (pour limiter l’inflammation) / Phytolacca decandra 9 CH (pour désengorger) 5 granules de chaque toutes les 2h jusqu’à consultation.

 

Persistance d’écoulement de lait après sevrage

 

Ricinus communis 30 CH (5 granules matin et soir pendant 10 jours).

 

Pour stimuler la lactation

 

Ricinus communis 5 CH (5 granules, 3 fois/jour jusqu’au retour à la normale).

 

Pour lutter contre la fatigue

 

Silicea 9 CH (1 dose/semaine) et/ou China Rubra 9 CH (5 granules, 2 fois/jour)

 

 

Pas de carnet de tétées : au feeling !

 

A la maternité, à la PMI ou chez le pédiatre, on vous conseillera peut-être de tenir un journal de bord en notant les heures et les durées des tétées, avec le sein droit, le gauche, les deux, dans quelle position… Houla !!! Je l’ai tenté pour mon aînée, l’enfer ! D’autant qu’au début, elle était loin des 6 tétées / jour, elle en était plutôt à 19 ! Plus on veut bien faire en cherchant à tout contrôler et plus on se complique la vie ! Du coup, le stress s’installe et on culpabilise.

 

On se détend !!! Faites-vous confiance et observez votre enfant plutôt que votre montre. Le stress aussi passe dans le lait !

 

 

A la demande !

 

Oui madame ! Et n’écoutez pas votre vieille tante qui vous balancera à coup sûr : « Tu lui donnes encore le sein ?!!! » Ben oui, ce n’est pas comme avec un biberon, on ne peut pas savoir exactement combien l’enfant a pris. Ou pire : « Tu ne vas jamais t’en sortir si tu ne le laisses pas pleurer ». Une opinion très répandue chez les « anciens » mais on ne vit plus en 1952 ; -) Aujourd’hui, on ne laisse plus pleurer son enfant. Non, il ne vous manipule pas (ça c’est pour plus tard ; -) il faut le rassurer.

 

Exit aussi la méthode de « l’attente progressive » de Ferber qui consiste à laisser pleurer son bébé pour qu’il s’endorme tout seul. Une méthode aujourd’hui remise en cause car en grandissant, elle engendrerait troubles affectifs et anxiété. Le but, ce n’est pas de lui apprendre à se taire ou à se résigner mais à avoir confiance.

 

Plus de détails https://www.huffingtonpost.fr/2016/04/07/laisser-pleurer-bebe-corps_n_9632418.html

 

 

Donc on allaite à la demande. Un peu fatiguant jusqu’au rythme de croisière… mais après, c’est top et surtout moins compliqué que le biberon ! Pas de chauffe biberons ou de stérilisateur, pas de lait en poudre à acheter. On sort ? Rien à préparer, un grand châle et hop ! A table !

 

Et pour intégrer un biberon de votre lait de temps à autre, histoire de souffler un peu, on attend que l’allaitement soit bien installé.

 

 

Equipement :

 

 

 

 

Et puisqu’on parle de biberon de lait maternel, poursuivons avec le… tire-lait ! Bon, là encore, il faut garder tout son sens de l’humour ; -)

 

Alors c’est vrai qu’à première vue, l’engin peut ressembler à un appareil de torture. Mais, comme il est absolument hors de question de laisser la fermière exercer un travail manuel sur votre personne « C’est l’heure de la traite Marguerite ! » on se fait une raison ; -) Vous verrez, ce n’est pas si terrible que ça en a l’air. Vous avez sans doute connu pire avec la mammographie   « Et hop ! le panini dans le grille-pain » je sens que l’image vous parle ; -)

 

Donc on dédramatise et on s’équipe bien :

 

Tire-lait électrique ou manuel, à vous de voir. Tout dépend de la quantité de lait que vous produisez et de la fréquence d’utilisation. Si la lactation est « timide », le manuel sera peut-être plus fatiguant mais souvenez-vous des astuces réellement efficaces citées plus haut.

 

Personnellement j’ai utilisé le Tire-lait manuel « Simple Confort » d’Avent pour chacun de mes 3 enfants et je ne l’ai jamais regretté.

 

Léger et facilement transportable, il est idéal pour tirer son lait occasionnellement.

 

 

 

Dans la même gamme, le tire-lait « Simple Easy Comfort » s’adaptera peut-être mieux à celles qui auront besoin de tirer leur lait quotidiennement (lors de la reprise du travail notamment). Design, petit et léger pour un tire-lait électrique.

 

 

 

Dormir en même temps que son bébé :

 

 

 

 

 

 

Muahahaha ! Perso, c’est à peine si j’arrivais à prendre une douche pour mon aînée ! Mais j’ai commencé à vaguement comprendre l’idée avec mon deuxième et je l’ai réellement mise en application pour ma troisième. En gros, l’idée, si l’on ne peut pas vraiment dormir, c’est surtout de se reposer. Même 10 minutes. Vous n’avez pas idée à quel point quelques respirations ou 5 minutes de méditation peuvent être réparatrices.

De la micro-sieste pour les unes au gros dodo de 2h pour les plus chanceuses, ne résistez pas et remettez les tâches quotidiennes à plus tard… Tout du moins au début ; -)

 

De même, sortez pour vous aérer chaque jour.

 

 

 

 

 

Leche league :

 

Et si vous avez besoin de soutien et ressentez le besoin de contacter une consultante en lactation (oui, ça existe) rendez-vous sur le site de la Leche League, une association pour le soutien à l’allaitement maternel.

 

http://lalecheleague.fr

https://www.lllfrance.org

 

 

Démarche holistique :

 

En Naturopathie, on parle souvent de démarche holistique. Lorsque l’on apporte un soin, on ne tient pas uniquement compte du « problème à traiter » on tient compte de l’entièreté, de la globalité de la personne. Autrement dit, on ne traite pas le corps sans l’esprit ou encore les symptômes sans en connaître les causes.

 

Pour aller bien en général et dans le cas présent, allaiter sereinement, tête, corps et esprit doivent aussi se mettre au diapason. Une harmonie tridimensionnelle à ne jamais négliger.

 

 

 

 

Certaines femmes parlent parfois de 6ème sens ou de « télépathie » mère-enfant pendant l’allaitement. Oui, je sais, ça peut paraître un peu mystique mais se réveiller en pleine nuit une minute avant que votre enfant n’ait faim, avoir des montées de lait parce qu’il pleure alors que ce n’est pas l’heure de manger ou encore sentir qu’il pleure et vous réclame alors que vous êtes absente et recevoir un coup de téléphone qui vous le confirme… Autant de cas de figures qui peuvent parfois laisser perplexe…

 

Quoiqu’il en soit, soyez psychologiquement sereine, ayez confiance en vous, prenez soin de votre corps et de votre âme pour vivre au mieux cette expérience unique.

 

Je vous laisse, j’ai un bébé à allaiter.

 

 

 

 

 

 

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